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Les défis à relever

S'il ne fait plus de doute que le captage, stockage et la valorisation du CO2 offre un potentiel important de réduction des émissions de CO2, l'idée a encore besoin de franchir certains obstacles  pour se généraliser.

Des risques à maîtriser

Garantir la sécurité de la filière, et ce sur de longues périodes, est un enjeu prioritaire

Le contrôle des impacts environnementaux et sanitaires étant un enjeu majeur pour le développement du CSCV, l’effort de recherche sur ce thème est conséquent et soutenu. Ainsi, des méthodologies sont actuellement en développement pour le captage, les systèmes de transport, la sélection des sites de stockage, la prédiction à long terme de l'impact du CO2 sur le réservoir et sur l'environnement en cas de fuite, l'évaluation des risques ainsi que la surveillance quotidienne des sites.

Accompagner le débat public

Comment sera mise en place la concertation autour des  projets de stockage ?

Les retours d’expérience des premiers projets démonstrateurs de captage et de stockage du CO2 en Europe placent cette question au cœur des préoccupations des acteurs du CSCV.

Aux niveaux national et international, les sondages réalisés jusqu’à présent mettent en évidence une méconnaissance de cette technologie. Lors des étapes d’information du public, des questions concernant les craintes sur la pérennité des installations ou les risques de fuite reviennent régulièrement.

Au niveau local, il est nécessaire de communiquer et d’informer sur les impacts et les risques associés aux projets. Un important travail d'explication et de dialogue avec les différents acteurs sociaux et la population qui résiderait à proximité des sites de stockage envisagés devra donc être effectué pour chaque projet, avec des processus et méthodologies de concertation clairement établis.

Assurer la compétitivité du CSCV

Face à la décision de limiter l’augmentation de  la température de la Terre à moins de 2°C, la question n’est plus de savoir si l’on doit mettre ou non en place des mesures d’atténuation, mais de trouver la manière la plus sûre et viable économiquement de le faire.

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Actuellement, la consommation d’énergie est le poste de dépense le plus important dans les procédés de CSCV. Les progrès les plus importants devraient provenir de la R&D qui se penche sur la mise au point de solutions moins énergivores, de techniques plus efficaces et de procédés de valorisation susceptibles d’améliorer la compétitivité de la filière.
 
 
Sur le plan  de la politique économique, la mise en place de mécanismes incitatifs ou de politiques internationales tels qu’une taxe carbone ou des quotas d’émissions de CO2 permettra de généraliser le CSCV, d’en réduire les coûts de mise en œuvre, et par conséquent de le rendre compétitif par rapport aux centrales non équipées de procédés de captage.


Source :GIEC
Réduire les coûts
Légende : Actuellement, le coût de la filière complète captage/ transport/ stockage du CO2 est évalué à 60 euros en moyenne par tonne de CO2 évitée, dont 85 % pour le seul captage. L'objectif serait de réduire les coûts d'un facteur 2 à 4.

Etablir un cadre juridique solide et pérenne

Il est indispensable de définir un cadre juridique avant le développement de la filière à l’échelle industrielle

La directive du 23 avril 2009 « relative au stockage géologique du dioxyde de carbone » établit un cadre juridique pour le stockage géologique du CO2. Elle définit les conditions de sélection des sites de stockage, met en place un système de permis de stockage et prévoit les obligations relatives à l’exploitation, la fermeture et la post fermeture d’un site de stockage.


La France ayant déjà transposé cette directive par la réalisation d’un décret sur le stockage géologique à la fin 2011, il reste à la transposer dans plusieurs autres pays européens et définir des règles de responsabilité à long terme, indispensables à une bonne gestion des sites de stockage (définition des responsabilités en cas de fuite, rôle et responsabilité de l’Etat).
 
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Maintenir une intervention volontariste des Etats

Les pouvoirs publics ont un rôle indispensable à jouer en créant un cadre de régulation propice au déploiement de la filière

L’ensemble des experts, en France comme à l’étranger, s’accorde sur le fait que sans définition du rôle de l’Etat et sans régulation publique forte, les conditions nécessaires au développement et au déploiement du CSCV, comme option de réduction massive des émissions de CO2, ne seront pas réunies.

Les coûts d’investissement liés au CSCV, comme celui des énergies alternatives, sont élevés. Afin de maintenir une compétitivité dans ce domaine et d’encourager les acteurs privés à investir dans ces technologies, les gouvernements doivent mettre en place une architecture financière compatible avec les spécificités de la filière (caractère incitatif, aide aux démonstrateurs et à la valorisation, etc.).

En France, l’ADEME et l’ANR financent les projets de Recherche et de Développement depuis 2001 et 2005 respectivement, pour favoriser le déploiement de la technologie. En 2009, le Gouvernement a reconnu le Captage, Stockage et Valorisation du CO2 comme l’une des 18 filières industrielles stratégiques de l’économie verte (aussi appelées filières vertes) et a commandé un rapport d’analyse sur le sujet afin d’identifier les priorités opérationnelles et fonder des plans d’actions spécifiques.

Au niveau européen, les efforts pour renforcer la croissance et la compétitivité sont portés par les Programmes-cadre pour la Recherche et le Développement technologique (PCRD), et en 2010 par le NER300, premier appel d’offres à la réalisation de projets de démonstration de CSC de taille industrielle.

Une gouvernance mondiale est également attendue, qui a commencé à se mettre en œuvre en 1997 avec le protocole de Kyoto, et plus récemment avec la dernière conférence des Nations Unies sur le climat à Durban en 2011. Cependant de nombreux obstacles restent à franchir avant que tous les pays se mettent en accord sur les politiques à adopter pour la régulation du climat, et cela restera l’enjeu majeur du XXIème siècle.

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