Aller au contenu
Aller au menu
rechercher
Aller au pied de page

Le CO2 en cause

Les activités humaines en première ligne

Après des controverses scientifiques sur l’origine du réchauffement climatique, il est aujourd’hui reconnu que ce dernier est principalement lié aux activités humaines.

Les activités telles que l’utilisation de carburants d’origine fossile (charbon, pétrole ou gaz), l’élevage, l’utilisation de produits chimiques et la déforestation sont en effet à l’origine d'émissions de GES. Il s’agit essentiellement de dioxyde de carbone (CO2), dont la concentration dans l’atmosphère est passée de 280 parties par million (ppmv) à 379 ppmv depuis le début de l’ère industrielle.

www.photo-libre.fr

                         

Légende : Les émissions liées à l’électricité, au chauffage et au transport constituaient quasiment deux tiers des émissions mondiales de CO2 en 2009
*Divers comprend les services privés/publics, agriculture/exploitation des forêts, pêche, industries énergétiques autres que production d’électricité et de chaleur, et d’autres émissions non comptabilisées ailleurs.

La production d’électricité et de chaleur représentait de loin les plus importantes émissions mondiales de CO2 (41%) en 2009. Globalement, ce secteur repose principalement sur l’utilisation du charbon, combustible fossile à la plus forte teneur en carbone, ce qui se répercute sur sa part d’émissions mondiales.

Le secteur des transports, deuxième plus gros émetteur, représentait 23% des émissions mondiales en 2009. La demande pour les transports au niveau mondial n’est pas prévue à la baisse dans les années à venir, et l’Organisation Mondiale de l’Énergie prévoit même que la demande de combustible pour ce secteur augmente de 40% à l’horizon 2035.

Une élimination naturelle bien trop lente...

La biosphère, les sols et les océans (puits naturels du CO2) ne peuvent pas résorber plus de 4,5 milliards de tonnes (Gt) de carbone par an. Nous en produisons aujourd'hui le double.

Ainsi, le CO2 que nous puisons du sous-sol s'accumule dans l’atmosphère en perturbant les délicats mécanismes du climat pour de nombreuses années. En effet, une diminution de la consommation d’énergie fossile ne s’accompagnera pas d’une baisse immédiate de la concentration atmosphérique en CO2, qui a une durée de résidence dans l’atmosphère de plusieurs siècles.

3,6 milliards de tonnes de carbone en trop !

Les émissions mondiales de CO2 liées aux activités humaines atteignent 30 milliards de tonnes (Gt) par an, ce qui correspond à 8,1 Gt* de carbone : 6,5 Gt (soit 80 %) proviennent de la combustion d'énergies fossiles (pour le chauffage, l’éclairage, les transports et l’industrie) et 1,6 Gt (20 %) de la déforestation et des pratiques agricoles. Ces émissions Anthropiques ne sont qu'à moitié résorbées par les puits de carbone : 2,5 Gt par les océans et 2 Gt par la végétation et les sols. Ce sont donc chaque année 3,5 Gt de carbone qui viennent s'accumuler dans l'atmosphère et perturber le climat.

*Conversion : 1 tonne de CO2 = 0,27 tonnes de carbone (rapport 12/44)

...mais des émissions de CO2 toujours plus importantes
 

La production et la consommation des énergies fossiles (pétrole, gaz et charbon) ne cessent d’augmenter depuis l’ère industrielle. Cette augmentation est liée à la conjonction de deux facteurs : la croissance démographique d’une part, et notre dépendance aux énergies fossiles d’autre part.

Deux milliards de consommateurs en plus d’ici 2050

Nous sommes de plus en plus nombreux sur terre. Les scénarios énergétiques élaborés par les experts internationaux prévoient une augmentation de la demande planétaire  de 50% d’ici 20 ans au vu de l’évolution de la population mondiale, qui passera de 7 à 9 milliards d’êtres humains d’ici 2050.

Les énergies fossiles restent la principale source d’énergie

C’est justement la demande croissante en énergie qui rend la lutte contre le réchauffement climatique encore plus problématique : les énergies alternatives ne sont pas à elles seules en mesure de prendre le relais au vu d’une telle demande. Hors il est urgent de limiter les émissions de GES dès aujourd’hui! L’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) estime que les énergies fossiles resteront la principale source d’énergie en 2030.
Légende : Les combustibles fossiles (gaz, pétrole et charbon) représentent encore la plus importante source d’énergie dans le monde.
 
Ainsi, selon l'AIE, au rythme actuel, les émissions de CO2 dépasseront les 37 milliards de tonnes par an vers 2030. Il est donc nécessaire de mettre en œuvre des solutions répondant à la problématique d’urgence pour neutraliser les émissions de GES sans perdre de temps.

haut de page
  • Print
  • Pdf
  • Mail
  • Facebook
  • Twitter