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Les solutions

Objectif : 2°C maximum

En 2006, le rapport Stern dépeint l’avenir sombre de la croissance économique mondiale dans le cas où aucune mesure ne serait prise afin de limiter l’augmentation de la température globale.
 
 
L’utilisation finale rationnelle des combustibles et de l’électricité est censée permettre de stabiliser la concentration atmosphérique du CO2 et de limiter l’augmentation globale de la température à 2°C, limite désignée par les décideurs mondiaux en 2009.

 
 
 
www.photo-libre.fr
 
Mais limiter le réchauffement planétaire à 2°C nécessiterait une division par deux des émissions au niveau mondial, et au moins par quatre pour la France, vu son niveau d’industrialisation. On parle alors de “facteur 4”, terme mentionné pour la première fois lors de la session plénière du GIEC en février 2003 à Paris.

Cet objectif implique la mise en place d’un ensemble de mesures cohérentes de réduction des émissions de CO2 dans l’ensemble des secteurs émetteurs de GES : agriculture et pêche, production d’énergie, industrie manufacturière, bâtiment résidentiels et tertiaires, transports et utilisation des terres. Un défi qui réclame une forte mobilisation internationale et l'exploration de toutes les voies possibles.

Une mobilisation à grande échelle

Les gouvernements du monde entier ont commencé à prendre conscience des conséquences économiques, sociales et politiques du changement climatique.
 
 
Légende : Délégués célébrant l’adoption du Protocole en 1997
 
Entré en vigueur le 16 février 2005, le Protocole de Kyoto prévoyait pour les pays industrialisés une réduction de 5,2 % des émissions de gaz à effet de serre en 2012 par rapport à 1990.

 
 
Ce Protocole est un point de départ qui a été suivi par d’autres actions et d’autres engagements. Ainsi, les Européens se sont engagés à réduire d’ici 2020 les émissions de gaz à effet de serre de 20 % avec le paquet « énergie – climat ». A l’époque, les plus gros émetteurs (États-Unis et Chine) ne se sont cependant pas mobilisés. Toutefois, au sommet des Nations Unies en Décembre 2011 à Durban, ces deux pays ont finalement accepté de commencer à réduire leurs émissions de GES volontairement jusqu’à la ratification d’un nouveau pacte prévu pour 2020, les obligations liées au Protocole de Kyoto prenant fin en 2012.

Un portfolio de solutions

Plusieurs mesures peuvent être mises en place en parallèle afin de contrôler les émissions de CO2 liées à la consommation d’énergie.
 
  • réduction de la consommation énergétique dans les bâtiments, les transports, l’industrie…
  • utilisation d’énergies décarbonées ou à bas carbone (solaire, éolien, énergie hydraulique, géothermie, nucléaire…)
  • utilisation d’énergies fossiles moins émettrices pour une même production (l’utilisation du gaz naturel à la place du charbon permet de réduire les émissions jusqu’à 40%)
  • amélioration du rendement énergétique des moyens de production d’électricité à partir d’énergies fossiles (gaz ou charbon), en utilisant les meilleures technologies disponibles pour concevoir de nouvelles centrales, et en augmentant le rendement des centrales existantes (par des réhabilitations par exemple)
  • développement des puits naturels de carbone
  • captage, stockage géologique et valorisation du CO2 (CSCV)


Légende : exemple de scénario de modélisation de l’apport des différentes mesures de réduction des émissions mondiales de CO2.

Le CSCV : une solution à fort potentiel

Le captage, stockage et valorisation du CO2 (CSCV) se présente comme l’une des mesures clefs de la réduction des émissions de GES.
 
Au vu des objectifs mondiaux d’atténuation de l’effet de serre, les solutions à mettre en place doivent absolument être appliquées simultanément afin de répondre à la division par 2 des émissions de GES au niveau mondial et par 4 pour la France.

Après la rationalisation de l’utilisation des combustibles et de l’électricité (38% des émissions mondiales évitées à l’horizon 2050), le CSCV arrive en deuxième position dans les solutions de réduction des GES (19%), selon les scénarios étudiés par l’Agence Internationale de l’Energie (AIE). Or s’il était exploité au maximum, le CSCV pourrait permettre jusqu’à 50% de réduction des émissions de CO2 en Europe (voir “Le CSCV en 2 mots” pour le fonctionnement du CSCV).

Ainsi, en 2008, au sommet de Hokkaido Toyako, les décideurs du G8 ont exprimé leur soutien pour cette initiative, avec pour projet le développement massif des actions de CSCV d’ici 2020.

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En savoir plus

En 2006, Sir Nicholas Stern, à l’époque Ministre de l’Economie pour le Royaume-Uni, publie ce qui sera l’un des rapports les plus marquants sur le réchauffement climatique. Pour la première fois, les conséquences économiques de l’augmentation de l’effet de serre sont quantifiées et dévoilées au grand jour.