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Nouveaux concepts

D’autres solutions continuent d’être envisagées pour stocker le CO2, telles que le stockage dans les roches basaltiques. Les capacités de stockage de ces solutions alternatives sont loin d’être aussi importantes que celles des aquifères salins, des réservoirs pétroliers et gaziers ou des veines de charbon, mais elles restent non négligeables.

Stockage dans les roches basaltiques

Cette voie de recherche est aujourd'hui la plus étudiée parmi les concepts alternatifs de séquestration du CO2

L'idée de transformer le CO2 en un produit stable date d'une dizaine d'années. Elle s'appuie sur l'observation du processus de formation des roches carbonatées dans la nature, qui s'étend sur des millions d'années. En effet, ces roches doivent leur naissance à une série d'interactions diverses (altération superficielle, circulation d'eau souterraine, activité hydrothermale) entre un Fluide aqueux, plus ou moins chargé en CO2, et des fragments de Roches silicatées enrichies en calcium et magnésium. En présence de CO2, calcium et magnésium vont ensuite réagir pour Précipiter sous forme de carbonates. Ces réactions bien connues des géologues peuvent être reproduites artificiellement.

La séquestration minéralogique consiste donc à injecter du CO2 dans un milieu naturel dont la chimie favorise largement le piégeage minéral du CO2 (réservoir aquifère dans des Roches basiques d'origine magmatique, telles que des basaltes, ...). L'Institut de Physique du Globe de Paris et le BRGM explorent actuellement cette méthode.

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Quel serait l'impact d'une installation de séquestration minéralogique ex-situ sur l'environnement ?

Une estimation montre qu'une centrale de 500 MW qui génère approximativement 7 200 tonnes de CO2 par jour nécessiterait un peu plus de 20 000 tonnes par jour de minerai pour piéger le CO2 sous forme minérale. Il est prévu que les carbonates générés soient replacés dans la mine ou utilisés pour divers usages (remblais…). Cette solution ne serait applicable que s’il existe une filière développée d’utilisation des gravats et pour des émissions de CO2 restreintes.