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Réservoirs pétroliers et gaziers

Dans le cadre du CSCV, il est important de distinguer les gisements déplétés servant au stockage du CO2 de ceux qui sont en fin d’exploitation, où le but de l’injection de CO2  est d’aider à la récupération d’hydrocarbure (EOR-CO2 ).

Une seconde vie pour les gisements déplétés

Utiliser l’espace libéré par l’extraction des ressources fossiles pour stocker le CO2
Après plus d'un siècle d'une exploitation intensive, des milliers de gisements de pétrole et de gaz naturel arrivent en fin de production et certains d'entre eux pourraient constituer des sites intéressants de stockage géologique.

Quel potentiel?

Les capacités mondiales de stockage de ces réservoirs sont estimées à 1 000 milliards de tonnes de CO2. Bien que 10 fois plus faibles que celles offertes par les aquifères salins, les capacités estimées des gisements de pétrole et de gaz naturel pourraient permettre de piéger le tiers des émissions mondiales pendant un siècle.

Premières expérimentations de stockage

K12B : Pilote de réinjection de CO2 dans un gisement de gaz naturel en Mer du Nord

Exploité depuis 1987 en mer du Nord hollandaise par ProNed, filiale d'exploration-production de GDF-Suez, le gisement de gaz naturel K12B est arrivé à épuisement. Au début de l’exploitation, le CO2 extrait du gaz naturel était rejeté dans l'atmosphère. GDF-Suez, dans le cadre d'une démarche d'étude avec les Pays-Bas (projet ORC : Offshore Re-injection of CO2), y a installé un pilote pour réinjecter dans le gisement les dernières tonnes de CO2 extraites.
 
K12B était d'abord une mesure environnementale locale, mais c’était surtout l'occasion de tester les capacités de stockage de ce réservoir, qui pouvait recueillir par la suite le CO2 extrait d'autres plates-formes. Le potentiel d'injection du gisement était calculé à 480 000 tonnes de CO2 par an.

Lacq, France : première chaîne complète de captage/transport/stockage de CO2 industriel en Europe
 

Schéma en grand format

Total a démarré un pilote industriel de captage (oxycombustion), transport et injection de CO2 dans un réservoir de gaz épuisé, situé à 4500 mètres de profondeur. Ce pilote est situé dans le sud-ouest de la France dans l’usine de traitement de gaz de Lacq (Pyrénées Atlantiques) et le puits d’injection est situé à 27 kms de l’usine à Rousse. L’injection de CO2 a débuté en janvier 2010 et doit se terminer en juillet 2013, jusqu’à 90 000 tonnes de CO2 pourront être injectées, dans le but de qualifier ce réservoir comme réservoir de stockage de CO2.

Les résultats du projet doivent aider les scientifiques à mieux maîtriser les particularités de la chaîne complète de CSC, les procédures et outils de Monitoring, ainsi qu’à compléter nos connaissances sur la méthode de captage par oxycombustion.

Légende : Chaudière oxycombustion au site de Lacq
 

Optimisation des  gisements en fin d’exploitation

Weyburn, Canada : un site pilote combinant stockage de CO2 et récupération assistée de pétrole

Depuis 2000, une opération de récupération assistée de pétrole (EOR) par injection de CO2 a été mise en place au site pilote de Weyburn (Canada). L’Agence Internationale de l’Energie (AIE) y a ensuite monté un projet de recherche, avec pour objectif d’étudier le stockage géologique du CO2 dans un réservoir pétrolier et examiner comment concilier récupération de pétrole et stockage à long terme.

La première phase du projet (2001-2004) a déjà permis d’obtenir des résultats dans le domaine de la modélisation et de la surveillance du CO2 dans le sous-sol ainsi que dans le domaine de l’évaluation des performances et des risques du stockage.

La deuxième phase (2005-2011) visait à réaliser un guide portant à la fois sur les aspects techniques et réglementaires du stockage du CO2.

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